Quelles mesures faut-il prendre pour que l'Etat reponde plus efficacement aux attentes des citoyens?
"Il ne faut plus dire que le service public est au service de l’usager ; il faut le faire.
(...)
Au cours des années récentes, des progrès ont eu lieu. La question que nous devons nous poser, c’est comment ? Uniquement, grâce au recours à l’informatique et à l’internet. Quasiment aucun progrès n’a été fait grâce à une modernisation des structures.
Pourquoi ? Parce que la vision de ceux qui agissent en propriétaires du service public, c’est qu’on ne doit rien changer aux structures de l’administration, rien changer à l’organisation du service, rien changer aux acquis des agents. Toujours « plus d'argent public », toujours « plus de fonctionnaires », toujours « plus de structures publiques », mais jamais « plus d'ambition », jamais « plus d'exigences ».
Ce que propose la gauche, c’est que l’usager s’adapte au service public.
Ce que nous proposons, c’est que le service public s’adapte à l’usager.
Cela suppose notamment de trouver les moyens d’associer vraiment les usagers à la définition des besoins et à l’organisation du service. On nous dit que c’est difficile, que les usagers sont comme les consommateurs, facilement contestataires, mais rarement disponibles pour participer à l'élaboration d'un projet. La vérité, c’est qu’on n’a jamais fait preuve de beaucoup d’imagination en la matière, parce qu’on n’a jamais voulu, en réalité, tenir compte de l’avis des usagers.
Cela suppose aussi de pratiquer l’évaluation systématique des politiques publiques.
Cela suppose enfin de mettre en place le service minimum garanti.
Il y a eu là aussi des progrès. Mais la procédure de l’alarme sociale à la RATP, qui a réduit de moitié les jours de grève, n’a pas réglé la question pour ces jours-là. Quant à l’obligation faite à la SNCF et à la RATP d’assurer respectivement en Ile-de-France 33 et 50% du service en cas de grève, elle ne répond pas aux attentes des usagers. Les salariés qui travaillent et les entreprises qui les attendent n’ont pas besoin – en moyenne – d’un train sur trois les jours de grève, mais d’un service complet aux heures de pointe sur toutes les lignes, qui permette d’aller à son travail et d’en revenir dans des conditions normales et dignes. C’est cela le service minimum garanti.
Dans tous les pays européens, ce service existe, soit parce que le dialogue social est de qualité, soit parce qu’une loi a concilié le droit de grève et la continuité du service public. La France est le seul pays qui n’a pas pris les dispositions nécessaires. Voilà une exception française dont nous ne voulons plus."
Extraits du discours de Nicolas Sarkozy lors de la convention de l’UMP sur les services publics. 7/07/05
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/convention_de_l_ump_sur_les_services_publics_du_7_juillet_2005
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