Doit-on developper les peines alternatives à l'emprisonnement?
« Lorsqu’il y a une catastrophe humanitaire dans le monde, qui va sur les champs des catastrophes humanitaires ? Les militaires, les pompiers, les gendarmes, les associations humanitaires. C'est-à-dire des professions effectivement sous uniforme parce qu’elles ont des compétences et que c’est une armée citoyenne. Et donc l’idée, quelle est-elle ? Est-ce qu’il est préférable pour un jeune qui vient de commettre son premier acte de délinquance d’être en prison, dans cette école du crime d’où on ressort plus délinquant que lorsque l’on y est rentré ? Mais même en France il y a déjà des expériences. Il y a quelques milliers de jeunes qui aujourd'hui bénéficient déjà de ce système, il ne s’agit pas de délinquants durs et récidivistes. Ils sont volontaires, c'est-à-dire qu’ils ont le choix entre la prison ou refaire un chantier humanitaire, réapprendre un métier, être réencadrés en association. Pourquoi pas avec d’autres types d’encadrants, de professionnels ? Mais l’encadrement militaire, ce n’est pas l’encadrement d’un service militaire où on apprend à tirer, où on conduit un char. Il s’agit de redonner un certain nombre de repères, les remettre dans le droit chemin au bon moment avant qu’ils ne basculent dans la délinquance la plus dure. Faut-il fermer les yeux ou faut-il trouver des solutions respectueuses, préventives, fermes quand c’est nécessaire, mais qui s’appuient sur la conviction qu’aucun enfant n’est fichu d’avance, qu’aucun enfant n’est perdu ?
Tous les enfants sont nos enfants et moi je veux faire pour les enfants de ce pays ce que je ferais pour mes propres enfants. »
Extrait de l'interview de Ségolène Royal dans « Les 4 vérités » sur France 2. 02/07/2006
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=125
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