Comment assurer un meilleur financement des depenses de sante publique?
"Nous devons nous attaquer aux abus, aux gaspillages et aux fraudes qui expliquent une part de la dépense. Les acteurs du système de santé doivent en outre être davantage sensibilisés aux coûts de leurs comportements de consommation et de prescription. Il ne peut y avoir de droits sans devoirs, ni de liberté sans responsabilité.
Les abus et les fraudes représenteraient selon certaines estimations entre 5 et 10% des dépenses de santé, soit entre 7 et 14 Md€. Ce sont là des montants considérables dont je fais remarquer qu'ils avoisinent les déficits actuellement affichés par l'assurance-maladie. On ne peut pas continuer comme cela. Je fais donc deux propositions. Premièrement, l'instauration d'une carte de crédit santé sécurisée, comportant un code d'activation et des éléments de biométrie. Cette carte remplacerait la "carte vitale" et aurait vocation à s'articuler avec le futur DMP. Je propose deuxièmement que les capacités de contrôle des anomalies dans la consommation et la prescription des soins soient activées. (...)
Toujours dans l'objectif de mieux sensibiliser aux coûts des soins et de responsabiliser davantage chacune et chacun d'entre nous, je suis également partisan de l'introduction dans des conditions équitables d'une franchise sur la consommation de soins. Cette franchise pourrait être forfaitaire et acquittée chaque trimestre. Ainsi, le niveau de la contribution demandée diminuerait mécaniquement avec la lourdeur des soins et la gravité de la maladie. Elle serait due par tous les assurés sociaux, mais pourrait tenir compte de leurs revenus et prévoir des exonérations pour les enfants, les étudiants et les bénéficiaires du minimum vieillesse."
Discours de Nicolas Sarkozy lors de la Convention de l'UMP sur la santé. 27/06/2006
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/convention_de_l_ump_sur_la_sante_mardi_27_juin_2006
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