Quelles reformes faut-il engager pour que le systeme de sante reponde plus efficacement aux besoins croissants des citoyens?
1. Mettre en place une politique de santé, pas seulement une politique de
financement de l’assurance-maladie.
2. Faire des sciences du vivant une priorité de notre effort de recherche et
doubler en cinq ans les moyens consacrés à la recherche médicale.
3. Accélérer la recherche sur les cellules souches adultes.
4. Créer une agence unique de recherche médicale à partir de l’INSERM et
des moyens aujourd’hui dispersés entre le CNRS et l’ANR, procédant à
des financements sur projets.
5. Tripler en cinq ans le budget consacré aux politiques de prévention.
6. Aux différentes étapes de la vie, faire connaître très largement aux
Français un certain nombre de règles importantes de prévention.
7. Encourager les consultations préventives et les examens de dépistage
précoce.
8. Développer la prévention du Sida, le nombre de personnes séropositives
étant en augmentation.
9. Améliorer la coordination du suivi de la santé des enfants et des
adolescents entre la protection maternelle et infantile (PMI) et la santé
scolaire et confier celle-ci aux départements.
10. Recentrer la médecine scolaire sur la détection et la prévention de
certaines pathologies ou certaines situations aujourd’hui mal prises en
charge (violences familiales ou sexistes ; troubles du comportement…).
11. Inciter les entreprises à investir davantage dans les politiques de
prévention, afin de mieux protéger les Français dans leur environnement
professionnel.
12. Renforcer le poids des enseignements de santé publique dans les
formations médicales et paramédicales.
13. Mettre en place un système d’évaluation permanente de la qualité des
soins dans les différents établissements, dont les résultats seront rendus
publics annuellement.
14. Améliorer le suivi des patients en donnant à chaque assuré social qui le
souhaite la possibilité d’avoir un dossier médical informatisé consultable
par les différents professionnels de ville et de l’hôpital.
15. Créer un centre d’appel et un portail Internet officiels pour mettre à la
disposition du public des informations médicales actualisées, référencées
et fiables (pathologies, bonnes pratiques de soins, comportements
recommandés…).
16. Poursuivre la réorganisation des urgences et une meilleure orientation
des patients.
17. Poursuivre le « plan cancer » pour permettre à tous les patients sur tout le
territoire d’avoir accès, sans délai, aux meilleurs soins.
18. Sans renoncer, lorsque c’est possible, à l’objectif de non-enfermement
des personnes atteintes de maladies psychiatriques, améliorer la prise en
charge de ces patients et garantir la continuité des soins entre la ville et
l’hôpital.
19. Desserrer le numerus clausus et mettre en place une programmation
pluriannuelle du nombre de médecins.
20. Assurer le renouvellement des médecins dans les spécialités pour
lesquels une pénurie s’annonce.
21. Conforter le rôle de première ligne du médecin généraliste à travers
l’alignement de leurs honoraires sur ceux des spécialistes.
22. Ouvrir des espaces de liberté tarifaire aux médecins qui accepteront de
s’engager avec les pouvoirs publics dans une démarche d’évaluation
régulière de leurs activités, de diffusion des bonnes pratiques et de
formation continue périodiquement validée.
23. Encourager la constitution de cabinets de groupe associant médecins
généralistes, spécialistes et professions paramédicales pour lutter contre
l’isolement à la campagne et contre l’épuisement en ville.
24. Elargir les possibilités de collaboration salariée pour la médecine de ville
et permettre aux professionnels de santé d’exercer à l’hôpital et en ville.
Généraliser les réseaux ville-hôpital.
25. Lutter contre la judiciarisation de la relation entre les patients et les
soignants et continuer de fonder la relation médecin - malade sur la
confiance et l’humanisme.
26. Associer les citoyens à l’élaboration des normes en matière d’éthique.
27. Simplifier les tâches administratives des professionnels de santé en leur
fixant des objectifs et en les laissant responsables des méthodes.
28. Améliorer le fonctionnement et les conditions d’accueil de l’hôpital et
mettre fin au désordre créé par les 35 heures à l’hôpital en donnant une
plus grande autonomie aux établissements dans les choix d’organisation
et en permettant aux personnels hospitaliers qui le souhaitent de travailler
plus pour gagner davantage.
29. Pour éviter la fermeture des petits hôpitaux sans renoncer à l’objectif de
sécurité et de qualité des soins pour tous, favoriser au niveau régional les
mises en réseau et les rapprochements entre établissements et permettre
aux structures les plus petites de s’engager sur des missions de proximité
(soins de suite, permanence des soins sur le territoire, pôles de
généralistes et de spécialistes exerçant en milieu rural…).
30. Garantir une équité de traitement entre hospitalisation publique et privée.
31. Encourager la mise en réseau et le rapprochement entre les
établissements hospitaliers.
32. Remettre en marche l’ascenseur social dans le secteur de la santé en
reconnaissant à leur juste valeur les diplômes et les compétences des
professionnels paramédicaux, notamment des infirmiers et des
infirmières, et en facilitant les évolutions entre les différents métiers de la
santé grâce à la validation des acquis de l’expérience et à des parcours
de formation complémentaire adaptés.
33. Régler la situation des praticiens étrangers ou d’origine étrangère, qui
participent au service public hospitalier, mais dont les connaissances
professionnelles et la maîtrise de la langue française doivent faire l’objet
d’une procédure nationale de vérification.
34. Organiser le pilotage du système de santé autour d’agences régionales
de santé regroupant les différents organismes de santé (ARH, DRASS,
DDASS, URCAM, GRSP) d’une même région, sous l’autorité d’une
agence nationale de santé.
35. Augmenter le remboursement des soins dentaires et optiques qui sont
des conditions élémentaires de bien-être et de bonne santé.
36. Expérimenter une gestion unifiée des prestations servies par les régimes
obligatoires et les régimes complémentaires, afin que les prestations
soient payées par un seul et même organisme.
37. Lutter contre les excès, les abus et les fraudes qui représentent un
montant équivalent au déficit de l’assurance-maladie.
38. Instaurer un suivi renforcé du parcours de soin des patients dont la prise
en charge relève intégralement de la solidarité nationale (CMU).
39. Substituer à l’actuelle Carte vitale une « carte de crédit santé » sécurisée,
comprenant un code d’activation et des éléments de biométrie.
40. Prévoir l’obligation, pour toute loi de financement de la sécurité sociale,
de combler le déficit de l’assurance-maladie de l’année antérieure au titre
des dépenses courantes par une augmentation l’année suivante des
cotisations, de la CSG ou de la franchise, ou par une réduction des
remboursements, au choix du législateur selon la situation.
41. Pour sensibiliser davantage au coût des soins et responsabiliser chacun
face aux enjeux du financement des dépenses de santé sans pénaliser
ceux qui sont les plus malades, instaurer une franchise de quelques
euros par acte de soins, non remboursable par aucune assurance
complémentaire, dont le montant annuel global serait plafonné, applicable
à tous les assurés sociaux moyennant certaines aides pour les personnes
particulièrement défavorisées.
Propositions de l'UMP pour les législatives de 2007.
http://viphttp.yacast.net/ump/projet-ump2007.pdf
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