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Chirac: comment dire adieu
05/03/2007 > 13h05
Semaine cruciale pour le locataire de l'Elysée. Jusqu'ici, Jacques Chirac a habilement mis en scène la fin de son second mandat. On se souvient de son discours programme lors de ses derniers voeux pour la nouvelle année. Il y a aussi cet agenda chargé jusqu'au Conseil européen des 8 et 9 mars. Un activisme qui en d'autres temps pousserait à croire qu'il est de nouveau candidat à sa succession. Probablement une candidature de trop.
Car aucun facteur favorable ne permet de l'envisager. Il n'y a pas de crise internationale majeure à l'horizon qui pourrait le remettre en selle. Après douze années de pouvoir avec lui aux commandes, les Français demandent du renouvellement. Ils le disent d'ailleurs clairement. Ils ne veulent tout simplement pas de sa candidature. La page est donc tournée.
En fait, une partie du travail est déjà fait. Courant février, cette phrase inédite dans la bouche du président n'était pas anodine: « Il y a sans doute une vie après la politique ». L'opinion attend maintenant son dernier discours avec un brin d'indifférence. Les yeux sont, il est vrai, rivés depuis longtemps sur les champions des sondages consacrés à l'élection présidentielle.
Puisque l'opinion est prête, à cette heure, seule la forme de l'annonce de sa non candidature importe. Reste alors à trouver les mots justes avant de partir. Dans les milieux politiques, on dit que l'allocution est imminente. Compte tenu du calendrier, tout prête à croire que ce sera chose faite à l'issue de cet ultime rendez-vous européen de son mandat.
Sauf imprévu, une nouvelle génération est bel et bien en marche pour prendre les rênes. Un boulevard s’offre désormais à Nicolas Sarkozy à droite même s’il n’est pas à l’abri d’une ultime flêche du président. D'ailleurs, prenons nos précautions, la surprise est encore possible. Qui sait comment ce dernier interprète sa côte de popularité qui reprend des couleurs ? En revanche, le président peut difficilement prétendre incarner le changement tant espéré par les Français avec plus de quarante années de politique derrière lui. Mais qui a dit que la politique était affaire de raison ? Jordan Lolo-Paolini
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